CSP 19 BASKETBALL
 
 
 
 
 
 

Entretien avec Mamoutou Diarra

Joueur profressionnel de basket-ball en Pro A et à l'étranger, internationnal français aux 46 sélections, médaille de bronze au championnat d'Europe des nations en 2005, All Star Pro A en 2004-2005-2006, Mamoutou Diarra a un CV qui fait rêver bien des basketteurs. Mais avant d'avoir une carrière bien remplie, Mam' Diarra fit ses débuts sur les parquets du CSP 19 dans la catégorie des benjamins.
 
Il a également créé une association, "Courte échelle", basée dans le 19e arrondissement, qui vient en aide aux jeunes en difficulté.
 
De passage au gymnase Jaurès en février et le 6 avril dernier pour animer des stages de basket-ball dans le cadre de son association, nous en avons profité pour lui poser quelques questions :
 
Vous avez joué en catégorie jeunes au CSP 19 à vos débuts dans le basket-ball. Quels souvenirs en gardez-vous ?
Effectivement, j'y ai joué pendant 2 ans, j'en garde de très bons souvenirs, c'était mes premiers pas dans le basket car je sortais de 6 années de football. Il y avait une bonne ambiance et c'est important pour une première car ça m'a donné envie de continuer le basket. On était bien classé : je me souviens d'un match qu'on avait gagné 108 - 0 !
 
Avez-vous un conseil à donner aux jeunes basketteurs ?
Au delà de croire en ce qu'ils font et de ne laisser personne les en dissuader, j'aimerais leur dire qu'ils passeront par des phases difficiles et pendant ces moments ils ne devront pas abandonner car ces phases font partie intégrante de la construction d'un joueur, une construction physique et technique mais surtout mentale.
 
Vous avez créé une association, Courte échelle, quel est l'objectif et l'ambition de votre association ?
Oui, on a créé, mes frères et moi, l'association "Courte échelle Paris" dans le but de transmettre l'expérience et les valeurs acquises durant nos expériences dans nos différents secteurs d'activités dont le sport. Pour ma part, cela se traduit par des camps et des stages de basket-ball dont certains se sont passés et se passeront au CSP 19 ! Et j'espère à terme créer une académie/centre de formation.
 
Pour conclure, un mot sur la suite de votre carrière ?
Ma carriere professionelle va prendre fin incessamment sous peu. Je pense continuer à jouer en Nationale des l'an prochain. Cela me laissera beaucoup plus de temps pour ma reconversion. Un ami à moi, agent dans le football, a créé une structure dans laquelle je serai chercheur/developpeur de talents/agent. Et en parallèle je continuerai à développer l'association.
 
 
Propos reccueillis par Frédéric Cabeza, Community manager - 29 mars 2017
 

joueur du mois de Janvier : Sam en U11M !

Avec un peu de retard, l'interview du joueur du mois de janvier en U11 arrive en ligne. Et pour janvier, c'est Sam qui s'y colle !
 
Sam, veux-tu te présenter ?
Je m'appelle Sam, j'ai 10 ans, et cela fait 4 ans que je joue au csp 19.
 
Pourquoi as tu voulu faire du basket-ball ?
Mon père jouait au basket-ball et il m'a initié. Ce sport m'a tout de suite plu. Que penses-tu de ton équipe et de ton entraîneur ? L'équipe est bien organisée et il y a une bonne ambiance. Ma coach explique bien les exercices et nous progressons bien.
 
Que préfères-tu au basket-ball ?
J'adore les shoots, les double-pas et les reverses.
 
Que détestes-tu le plus ?
Le mauvais esprit et le manque de Fair-Play.
 
Ton équipe et ton joueur préférés en PRO A ?
Mon équipe préférée est le Paris-Levallois et mon joueur est Mike Gelabale.
 
Ton équipe et ton joueur préférés en NBA ?
Mon équipe préférée de NBA est celle d'Oklaoma city et mon joueur c'est Russell Wesbrook.
 
Pour terminer, un peu de culture basket-ball : en quelle année a brillé la Dream Team ? De qui était-elle composée ? Un seul joueur était universitaire, de qui s'agissait-il ?
La composition de la Dream Team (équipe des États Unis ) pour les jeux olympiques à Barcelone en 1992 était : Michael Jordan, Larry Bird, Magic Johnson, Scottie Pippen, Karl Malone, Patrick Ewing, Charles Barkley, Chris Mullin, Clyde Drexler, David Robinson, John Stockton et Christian Laettner, joueur universitaire.
 
Propos recueillis par Marie, coach des U11 masculins - 27 février 2016.
 

joueur du mois de décembre : Martin en U11M !

En 2016, une nouvelle rubrique est née : le joueur ou la joueuse du mois ! Sous la forme de portrait-Interview, le joueur(se) du mois vient récompenser le sérieux, les progrès, le fair-play et l'assiduité de l'heureux(se) élu(e)Et pour décembre, c'est un poussin qui a été choisi : Martin !
Martin, peux-tu te présenter en quelques mots ?
Je m’appelle Martin, j’ai 10 ans et je suis en CM2. Et ça fait 4 ans que je suis au CSP19.

Pourquoi as-tu voulu faire du basket-ball ?
J’ai voulu faire du basket parce que les autres sports comme le foot ne m’intéressent pas trop.


Que penses-tu de ton équipe et de ton entraineur cette saison ?
L’équipe est bien organisée. Nos entraineurs nous font apprendre beaucoup de choses.


Que préfères-tu dans le basket-ball ?
Ce que je préfère au basket c’est  les passes, les tirs, l’organisation tactique, les double-pas, les dunks et les trois points au buzzer.


Et que détestes-tu le plus ?
Je déteste le mauvais esprit, par exemple quand les adversaires font des fautes intentionnelles pour arrêter les contre-attaques.


Quelle est ton équipe et ton joueur préféré en PRO A ?
Mon équipe PRO A préférée c’est l’ASVEL, et mon joueur préféré c’est Charles Kahudi.


Et quelle est ton équipe et ton joueur préféré en NBA ?
En NBA, mon équipe préférée c’est les Golden State Warriors et mon joueur favori c’est Stephen Curry. Il est vraiment trop fort au shoot, il est super rapide et il a un très bon esprit basket, il fait très peu de fautes.


Pour terminer, un peu de culture basket-ball : Qui a inventé le basket-ball ? Quand ? Où ? Et dans quelle circonstance ?

C’est James Naismith qui a inventé le basket-ball en 1891 à Springfield. C’était en hiver et ses étudiants ne pouvaient pas faire de sport à l’extérieur car il neigeait fort, du coup il a pris des caisses de pêche en bois rondes et il en a fait des paniers en les accrochant au mur du gymnase. C’était vraiment une bonne idée, on le remercie tous !
Propos recueillis par Marie, coach des U11 masculins - 5 janvier 2016.
 

Entretien exclusif avec Delphine, responsable de la section basket-ball et coach

Quinze ans déjà qu’elle a rejoint le club. Arrivée en 2000 au CSP 19, elle a d’abord entraîné (et entraîne toujours) avant de prendre en main la section basket-ball du club. Elle encadre toujours les jeunes au club (école de basket-ball) et dirige à nouveau cette saison l'équipe seniors féminine 1 en promotion excellence région.

Entretien avec Delphine sur son parcours dans le basket-ball, son rôle de responsable au CSP 19 et l’avenir du club.

Entretien exclusif (propos recueillis par Fred - décembre 2015).

 
CSP 19 : Parlons de l’avenir du club. Quels sont les projets sportifs et financiers du club ?
Vaste question et très difficile d'y répondre car ce n'est pas facile de faire des projets à long terme !
Au niveau sportif, les projets sont simples mais ambitieux : En seniors à moyen et long terme, l’objectif est de voir nos filles remonter en NF3 et nos garçons monter déjà jusqu'en Excellence région (ce serait une belle chose !) puis la NM3 serait magnifique. L'idéal est d'y arriver avec des jeunes du club car nous n'aurons jamais les moyens de payer nos joueurs ou joueuses !
Pour réussir les objectifs seniors, nous devons continuer à nous occuper de nos jeunes en leur donnant la meilleure formation possible et leur permettre d'évoluer en championnat régional. Puis, nous continuerons d'aider nos gros potentiels à jouer à un niveau plus haut (par exemple, Yohann Choupas, ex-joueur du club en benjamins et qui est parti intégrer le club de Charenton et le pôle IDF avant d’entrer aujourd'hui à l'INSEP).
Au niveau financier, c'est toujours de plus en plus dur et ce sera encore plus difficile dans les années à venir ! Les subventions se réduisent d'où notre besoin de trouver des partenaires privés. Cet aspect est développé au club depuis quelques années notamment par Abel Boutterouma que je remercie énormément car sans lui beaucoup de choses n'auraient pas pu être achetées ! Ces aides extérieures sont primordiales. Et d'ailleurs j'en profite pour remercier nos sponsors: FINADEV, ACCER, GRADE Village, PDRE Immobilier, ABA Serrurerie, SARL Bousquet, Immobilière Plaisance et CIP.
CSP 19 : Pour grandir et rester ambitieux de plus en plus de clubs se rapprochent pour créer des ententes ou des unions. Le CSP 19 avait fait de même en 2012 avec le Paris Basket 18, mais cela s’est soldé par un constat d’échec. Dans cet environnement concurrentiel ou l’argent est de plus en plus le nerf de la guerre, comment le CSP 19 peut tirer son épingle du jeu et maintenir ses ambitions de formation et de performances dans la compétition ?
Je l'espère bien !! Notre formation est reconnue par les clubs qui évoluent en championnat de France puisque de nombreux joueurs et joueuses quittent le club pour jouer à un niveau supérieur. C'est notre récompense de les voir jouer à ce niveau ! Puis il ne faut pas oublier que certains partent et reviennent encore plus forts.
Il ne faut pas se cacher que ce sera de plus en plus difficile de jouer en région mais le 19ème reste un gros vivier avec beaucoup de potentiels. Par conséquent, nous aurons toujours de quoi faire face !
Concernant l'échec avec le PB 18, cela reste tout de même une expérience et toutes les expériences sont source d'enrichissements.
Aujourd'hui le CSP 19 ne souhaite pas faire une nouvelle expérience d'entente et c'est la volonté de l'ensemble des entraineurs qui pensent que le potentiel dans le 19ème est conséquent !
Après nous ne savons pas de quoi est fait l'avenir mais peut être qu'un jour il y aura une nouvelle entente mais cela se sans se précipiter et bien réfléchi pour le bien du CSP 19.
CSP 19 : Devant la difficulté croissante des clubs à trouver des bénévoles, y a-t-il des solutions et quel peut être le rôle à jouer des parents ?
Le bénévolat que j'ai connu dans les années 90 n'existe plus depuis 10 ans ! Je me sens vieille d'un coup (rires) !
Plus sérieusement, la société change, les mentalités changent et pas toujours dans le bon sens à mon avis. Aujourd'hui, la société devient individualiste et c'est dommage. A nous de faire le nécessaire pour faire comprendre aux jeunes que donner du temps aux autres est important, en espérant que plus grands ils en donneront à leur tour !
Le rôle des parents peut être important, mais aujourd'hui plusieurs problèmes se posent : nous connaissons trop peu de parents car beaucoup d'enfants viennent seuls aux entraînements et aux matchs. Solliciter les parents présents pour nous aider le week-end ou lors d'évènements festifs est possible mais en leur demandant trop nous risquons peut-être de les perdre. Un juste milieu doit être trouvé mais ça passe vraiment à mon sens par la prise de conscience des jeunes adhérents que le milieu associatif a besoin d'eux.
Pour finir je pense également que le CSP 19 doit commencer à réfléchir à l'embauche d'un ou deux salariés via des emplois aidés afin de mieux nous structurer et pourvoir continuer à progresser non seulement sur le plan sportif mais aussi en terme de logistique administrative.
CSP 19 : Un mot pour conclure ?
Pour conclure, le CSP 19 m'a permis de prendre confiance en moi, d'apprendre à gérer des personnes. J'aime ce que je fais au sein du CSP 19 et je suis très reconnaissante envers l'ensemble des entraineurs qui travaillent avec moi pour faire du CSP 19 ce qu'il est : à savoir un club respecté, ambitieux, humain et amical ! J'espère que nos adhérents ont bien cette vision du CSP 19.
Pour finir, je remercie également Raymond Lavidange, Président du CSP 19 omnisport, qui me fait entièrement confiance dans la gestion de la section basket.
Entretien exclusif (propos recueillis par Fred - décembre 2015).
CSP 19 : Responsable de la section basketball au CSP 19 depuis 2007, raconte-nous ton parcours dans ce sport et ton arrivée au club.
J'ai commencé le basket en benjamines au BC Fontenay (club du 94 Fontenay-sous-Bois). Et c'est le seul club que j'ai connu avant de venir au CSP 19 !
J'y ai joué en région dans toutes les catégories de jeunes. J'ai commencé à entrainer dès l'âge de 16 ans et j’ai passé mes diplômes. Au BCF, j'ai entrainé essentiellement des poussins et des benjamins avant de faire le grand saut et d'entrainer des seniors filles. Le grand saut a été causé par une blessure au genou (rupture des ligaments croisés ! Le mal des basketteurs !) en 1998. De mémoire c'était ma 3ème année en séniors et les filles m'ont demandé de coacher et d'entrainer car je ne pouvais pas jouer !
Après ma rééducation j'ai pu reprendre et puis la proposition de venir au CSP 19 pour la saison 2000/2001 s'est faite. Je connaissais l'entraineur de l'équipe 1 fille, Frédéric Aiello, qui évoluait à l'époque en Nationale 3 et il m'a proposé de venir l'assister. C'est comme cela que je suis arrivée pour une belle expérience en championnat de France. De mémoire on a fait 3 saisons puis on est descendue. J'avais commencé en plus de l'assistanat avec des cadettes région. Il a fallu un peu batailler pour mettre les jeunes en région car ce n'était pas la politique du club à cette époque. Après j'ai entrainé toutes les catégories jeunes tant en filles que garçons mes plus beaux souvenirs reste à ce jour mon groupe de minimes masculins et cadets qui a fini champion de 2ème div région. C'était un groupe extraordinaire !
En seniors j'ai tout connu aussi avec une montée  en fille en excellence région, de nombreuses années à coacher entre l'excellence départementale et la NF3 et en garçons de belles années aussi en honneur région. Au final, un parcours bien riche de touche à tout !
Puis naturellement Alain Robert, l'ancien responsable de section, m'a demandé de prendre la suite, nous avons fait une saison ensemble en binôme puis depuis la saison 2008/2009 j'ai la responsabilité de la section basket-ball.
CSP 19 : Quel bilan tires-tu de ta « présidence » au club ?
Une expérience très enrichissante qui a son lot de bons et mauvais côtés. La gestion de la section basket d'un club de plus de 300 licenciés et d'une vingtaine d'entraineurs nécessite beaucoup de temps. J'avoue qu'avec le travail à côté, on a parfois envie de tout arrêter, surtout quand il y a beaucoup de problèmes à régler (réservation des salles pas toujours simple, incident sur des rencontres, problèmes de comportements de jeunes....), mais tous les bons côtés font que l'on continue grâce notamment aux sourires des jeunes pousses qui sont juste heureux de jouer, à l'ensemble des entraineurs qui font que le CSP 19 reste un club humain, amical presque familial même si nous ne pouvons malheureusement pas prendre tout le monde !
Du point de vue purement sportif, je suis assez fière de l'évolution du CSP 19, même si beaucoup de choses peuvent encore être améliorées ! Mais comme on dit "Rome ne s'est pas construite en un jour" ! On progresse et c'est l'essentiel. Et quand je vois l'investissement en temps et en énergie des entraineurs pour le club, je me dis que la direction est bonne, car les gens adhèrent ! Je ne pourrais rien faire sans une équipe donc mon bilan est aussi celui de tous les entraineurs du CSP 19 !

Entretien exclusif avec fred, entraineur, webmaster et photographe au club

Bénévole au club depuis presque 10 ans, Fred cumule les casquettes d’entraîneur, webmaster, photographe et rédacteur pour le site du club csp19basket.fr.

Il s’est occupé des seniors masculins 3 depuis leur création en 2004 et jusqu’à l’an dernier. Cette saison, faute de bénévoles, il a pris en main la destinée des seniors masculins 2.

CSP19 : Fred, en septembre prochain, cela fera 10 ans que tu es au club. Pourquoi le CSP19 et que retiens tu après une décénie ?

Fred : C'est le choix du cœur, le CSP19 c'est ma famille. Ils m'ont accueilli en 2004 et m'ont laissé créer leur équipe 3 alors que j'arrivais du monde du football.
Dix ans, déjà, cela passe très vite et il y a tant de souvenirs !
Mais ce que je retiens tout d'abord, avant les résultats, ce sont les hommes qui sont passés dans l'équipe. Tous ont apporté leur histoire et participé à l'aventure humaine. Je n'oublierai jamais Carsten la première saison, qui nous amenait deux packs de 6 bières dans les vestiaires après les matchs. De la bière allemande en canettes de 50 cl. Je peux le dire maintenant, il y a prescription (rires).

CSP19 : (rires) de la bière après le match ? Ce n’est pas de la boisson pour sportifs ça !

Fred : Au contraire, c’est diurétique et ça aide à éliminer les toxines ! (rires).

CSP19 : Retour aux choses sérieuses, quelle est ton approche du basket, ta philosophie de jeu ?

Fred : C’est très simple, tout part des joueurs. Ils sont au cœur du jeu. Ils viennent comme ils sont et je m’adapte à leurs particularités. Je n’aime pas imposer  des directives trop strictes aux joueurs. Bien sûr il y a des principes à respecter, sinon c’est l’anarchie mais je ne crois pas en un système universel qui marche à tous les coups. Le mot d’ordre c’est prendre du plaisir. Pour cela, il faut que les gars se sentent à l’aise et jouent là où ils sont les plus efficaces. C’est essentiel pour fonder un esprit d’équipe. Et là je suis intransigeant : je demande un effort important sur la défense, le repli défensif, le sacrifice pour l’équipe et la solidarité entre équipiers. A notre niveau, le mental, c’est déjà 80 % de la victoire. Le reste, ce n’est que de la littérature.

CSP19 : Dans le basket, tu as un modèle de jeu, des idoles ?

Fred : Ah, la grande époque du Basket Français avec Pau et Limoges dans les années 80, 90. C’étaient Howard Carter, Freddy Hufnagel, Jim Bilba, Dacoury et consorts. Mais après la victoire de Limoges en coupe d’Europe, le niveau du basket en France est retombé progressivement comme un soufflet.

CSP19 : Pour la NBA, je parie pour Michael Jordan !

Fred : Evidemment, comme tout le monde, qui peut dire le contraire. Mais j’ai un faible aussi pour Larry Bird et les Celtics des années 80 avec leur fameux Flex offense.

CSP19 : Toujours le collectif, n’est-ce pas ?

Fred : Bien sûr ! Même Michael Jordan avait besoin de Scottie Pipen pour jouer. Pour gagner il faut s’insérer dans un collectif, l’individu doit être en symbiose avec le groupe pour se transcender.

CSP19 : Dis moi, tu as un parcours plutôt atypique pour un basketteur puisque tu viens du football. Comment es-tu arrivé au basket ?

Fred : Oui, j’ai pratiqué le football une douzaine d’année en comptant les équipes de jeunes. J’ai fait mes classes au FC Bourges dans le Cher, jusqu’au milieu des années 80, après, je suis parti à Pau dans le Béarn, (terre de rugby et de Basket par ailleurs). J’ai joué quatre saisons en séniors au F.A. Bourbaki, en Division Honneur. Pas énorme comme niveau mais on était sérieux, avec une bonne ambiance.

CSP19 : Ok, et le Basket dans tout ça ? Tu as commencé à l’Elan Béarnais alors ?

Fred : (rires), non pas vraiment. C’est venu après une blessure au dos : déchirure sur un des ligaments qui tiennent les vertèbres. Huit mois sans jouer avec séances de kiné interminables. Je n’ai jamais pu revenir. Chaque fois la douleur m’empêchait de tout donner. Ensuite je suis parti dans la Marine Nationale, à Brest. Le Basket, j’ai vraiment commencé au CMS Pantin en banlieue parisienne. En fait, je voulais surtout courir, retrouver des sensations d’effort et de dépassement après cinq ans d’abstinence. Et à un certain âge, un gymnase chauffé en hiver et à l’abri des intempéries, c’est important !

CSP19 : (rires), je te comprends, jouer sous la pluie et la neige sur un terrain boueux, c’est pour les jeunes ! Maintenant, quels sont tes espoirs pour cette fin de saison ?

Fred : Assurer le maintien est le minimum syndical en terme de résultat final. Mais aussi, la progression des joueurs les plus jeunes pour les amener en équipe première, dès septembre je l’espère, pour certains d’entre eux.

CSP19 : Remporter des titres, tu n’en rêves pas ?

Fred : Des titres, j’en ai remporté au football. Les poussées d’adrénaline dans le sang quand on gagne une finale sont des sensations incomparables et inoubliables. Mais l’important, ce n’est pas de d’être champion mais croire qu’on peut le devenir, parce que le rêve guide nos performances vers l’excellence. Il ne faut pas être fainéant, le travail paie toujours.

CSP19 : on sent le coach qui transpire là !

Fred : Ecoute, des très bons jeunes pétris de talents on en voit des milliers sur les parquets. Mais ceux qui parviennent au sommet sont rares. Lebron James, il travaille toute l’année trois heures par jours avec un préparateur physique et un coach personnel en plus des entrainements avec son équipe. Il répète ses gammes comme un minime et le coach le corrige s’il le faut. Il écoute et recommence jusqu’à ce qu’il joue juste. Il fallait le voir en 2009 quand il est venu en tournée à Paris : il s’entrainait au gymnase de Levallois. Ca rend humble.

CSP19 : Derrière les paillettes, la sueur et le travail.

Fred : Oui et c’est comme ça dans la vie également. On n’en finit pas d’apprendre, dans tous les domaines. C’est ce qui rend la vie si attrayante à tous les âges. Mes enfants m’apprennent à devenir un meilleur père chaque jour que Dieu fait.

CSP19 : Et derrière le coach, le philosophe. Tu es un peu paternaliste, non ?

Fred : J’essaie de transmettre certaines valeurs à mes enfants comme aux joueurs. Ils sont d’ailleurs un peu comme mes enfants.

CSP19 : Que fais tu quand tu ne joues pas au Basket ?

Fred : Beaucoup de conneries (rires) ! Plus sérieusement, je suis graphiste-webdesigner et photographe. J’écris également des fictions, en attendant de trouver un éditeur.

CSP19 : A ce propos, un mot sur ta série photographique intitulé «BasketBall» et que l’on peut voir sur ton site web (www.​fre​dpho​togr​aphi​es.​wordpress.​com/​series/​basketball) ?

Fred : Depuis un peu plus de 4 ans je fais des photos de matchs de basketball. Et à la longue, j’ai voulu sortir des sentiers battus de la photographie sportive et mettre l’accent sur les « à côtés » du jeu, les arbitres, le banc de touche... etc. Par le traitement en noir & blanc j’ai voulu montrer l’aspect intemporel du Basketball.

CSP19 : Tes projets pour l’avenir ?

Fred : L’Elan Béarnais champion de France et un bébé pour le mois d’octobre :o).

Propos recueillis par Fred - février 2014.

 

Entretien avec Lucien, coach des minimes région

Que serait un club sans ses bénévoles ? Rien de plus qu’un pop-corn éclaté avec une entaille. Et nous avons la chance au CSP 19 d’avoir des passionnés du basket qui s’investissent sans compter dans la vie du club tant au niveau sportif, qu’administratif. Parmi eux, mais sans oublier les autres, faisons un focus sur Lucien LABRIDY, arbitre, entraineur, animateur dans les tribunes et joueur au CSP 19 depuis bientôt 6 ans. Un incontournable.
Fred l’a rencontré pour vous sur les parquets parisiens et vous livre en exclusivité mondiale son interview.

Fred : Lucien, à 26 ans tu as un parcours basket déjà bien rempli. Parle-nous de tes débuts.

Lucien : Oula, bonne question ! Mes débuts dans le basket c’était il y a 20 ans environ. Ne soit pas surpris, c’était en Martinique, j'ai commencé à 6 ans. J'ai appris les fondamentaux avec l'un des piliers du basket martiniquais. Comme joueur, j'ai quelques petites lignes à mon palmarès : vice-champion minimes puis champion minimes ma deuxième année et vice-champion en cadet.
Par la suite, j'ai combiné avec l'arbitrage depuis l'âge de 17-18 ans. C’était important pour moi de m’investir plus pour  faire partager ma passion aux autres. Les jeunes sont mon moteur.
Ensuite j’ai naturellement été attiré par la casquette d’entraineur et ce dès l'âge de 18 ans. Avec les benjamins, j’ai remporté le titre de champion de Martinique puis champion des Antilles UNSS. Mes derniers faits d’armes en date sont avec le CSP 19 bien sûr et les seniors masculins 2 du club. Nous avons réussi la passe de deux montées successives avec un titre de champion en honneur département il y a trois saisons de cela si j'ai bonne mémoire.

Fred : Ton sentiment sur le basket francilien par rapport aux Antilles que tu connais bien ?

Lucien : Outremer, le basket est autrement plus physique. Je peux dire que le championnat parisien à côté de la Martinique c'est comme comparer des poussins à des taureaux ! Faut dire qu’en Martinique on apprend à dunker à 11 ans avant de faire des lay-up (rires).

Fred : Quelle est ta conception du jeu, donc ?
Lucien : Ma conception du jeu, elle est très claire : du sang et des gifles (rires). Non, plus sérieusement je suis un adepte des grosses pressions défensives et du jeu simple et efficace en attaque avec des pick-and-roll  ou des passe-et-va.

Fred : Des modèles peut-être dont tu t’inspires ?
Lucien : Ah mes modèles ? Philippe Pronier, le coach des benjamins du CSP 19, l'homme au poulet ! Il comprendra (rires). Non, il y a bien sûr Magic Johnson, l'incontournable et sinon au risque de décevoir certains je répondrais Dennis Rodman car à côté des frasques, au rebond c’était un bon. 

Fred : Ta venue au CSP 19 en 2005 : pourquoi ce choix, quelles étaient tes motivations ?

Lucien : Non c’était en 2006, octobre si je me rappelle, quand j'ai débarqué en abandonnant mes cocotiers. Ce choix fut simple, le gymnase était à 50 mètres de mon lieu de résidence, donc vue que l'hiver approchait... je n’ai pas hésité longtemps. Et j’ai eu la grande satisfaction de retrouver un club comme j'ai laissé en Martinique : convivial, bon esprit, accueillant et ou on déconne tout le temps mais en n’oubliant pas les objectifs fixés. C’est pourquoi je suis toujours au club depuis alors que j’habite à Perpète les Oies.

Fred : Quelles sont tes ambitions cette saison avec ton groupe de minimes ?

Lucien : L'ambition pour ce groupe est simple : prendre tout ce qu'on nous donne. L’objectif était de faire mieux que la 3° division région et on se qualifie brillamment en 1° division région ! Les garçons sont à l’écoute, travaillent, progressent, mûrissent et ça donne le résultat qu'on a en ce moment depuis 3 ans que je m'occupe de cette catégorie. J'ai toujours eu des joueurs volontaires et ils sont récompensés cette année donc comme dirait l'autre c'est l'année où jamais pour décrocher une étoile (fou rire) !

Fred : Tes projets pour l’avenir ?

Lucien : Et bien, cette année j’espère décrocher mon diplôme d’entraineur région que je prépare avec passion. Il me permettrait de coacher une équipe de jeunes en championnat de France pour goûter un peu plus aux joies du coaching.
Fred : Un avis sur le site du club et sa page Facebook ?

Lucien : Tu l’as dit toi-même : un formidable émulateur d’énergies, un outil de communication puissant qui doit permettre au club de se développer vis à vis de ses partenaires et sponsors. Mais c’est surtout fondamental pour véhiculer une « identité club » et donner un fort sentiment d’appartenance à son club pour tous ses membres. C’est important pour nos jeunes de se sentir mis en valeur par des photos de matchs ou des petits résumés en ligne.

Fred : Un dernier mot pour conclure ?

Lucien : Eh dis moi Fred, qui a remplacé Carsten, notre fournisseur de bières allemandes pour apporter l’apéro après les matchs maintenant ? (rires)

Fred : Ah cette fameuse saison 2006 avec l’équipe 3 ! Non, on est passé à l’eau c’est bien meilleur ! (fou rire)

Propos recueillis par Fred.
 

Zoom sur Stéphan

Arrivé au CSP 19 en septembre 2010, Stephan, c’est notre américain ! Et rien que pour ça, on a envie d’en parler. Mais Stephan c’est aussi un joueur fort sympathique qui a su bien intégrer l’équipe sénior 3 en septembre dernier. Dans le jeu, un sens tactique instinctif lui permet d’être toujours au bon endroit au bon moment. Des  fondamentaux propres travaillés sur les parquets américains de l’Ohio font de Stephan un basketteur complet.

 

Zoom sur l’homme du mois :

 

-         Stephan, parle nous de ton basket : tes débuts, ta conception du jeu, tes modèles.

 

J'ai passé mon enfance à Columbus dans l’Ohio. Je passais les soirées à travailler mon "jump-shot" chez les voisins qui avaient un panier sur leur garage, et à 11 ans j'ai rejoint un club dans ma ville. Le football américain était trop kamikaze pour moi et le Baseball m’ennuyait. Depuis l’âge de 16 ans je n'ai pratiqué aucun autre sport collectif que le Basket-ball.
Ma conception du jeu c'est celle du Big Ten (une ligue qui regroupe un dixaine de grands clubs universitaires du midwest) : une défense agressive et très physique, on est toujours cinq en défense, on n'encaisse pas de "easy baskets" ; en attaque on trouve le "high- percentage shot" (le shoot qui a une grande probabilité de rentrer), les balles perdues sont rares. Un style plutôt conservateur qui ne fait pas exploser l'audimat, mais quand on jette un coup d'œil au classement NCAA, six équipes du Big Ten sont classées dans le top 25. Ce style est manifestement efficace !
-         Tu as décidé de signer au CSP 19 pour la saison 2010-2011, pourquoi ce choix, quels sont tes motivations ?

 

A la fin de l'été j'ai renoncé au tabac et au fil des années je m'étais aperçu que je n'arrivais à cesser seulement quand je reprenais le sport. J'ai presque raté les inscriptions du fait que j'étais à l'étranger, mais coup de bol je me promenais devant la mairie lorsqu'elle diffusait des infos sur les activités de la ville, ensuite ça s'est passé très vite : j'ai appelé mon agent, il a rapidement négocié mon contrat, et le lendemain j'arrivais à l'entrainement dans ma nouvelle ferrari (ou peut-être que c'était en vélib? je ne me souviens plus). Attention en Juin je redeviendrai "free-agent" !

 

-         Comment te sens-tu aujourd’hui dans l’équipe ?

 

Heureux, je pense qu'on a une véritable équipe. Il y a trois ans j'étais dans un club en région parisienne composé d'excellents athlètes qui étaient plutôt égoïstes et qui n'avaient aucune compréhension du jeu. On pouvait gagner mais ce n'était pas du basket, dès qu'on se trouvait en face d'une équipe un peu soudée on n'avait aucun espoir. 
Ici nous faisons de plus en plus souvent de belles actions collectives, si ça continue ainsi on pourra battre des équipes dont les joueurs sont individuellement plus forts que les nôtres. Quand ça arrive c'est magique.

 

-         Tes projets pour l’avenir ?

 

Contrer un tir de manière décisive, ça m'est rarement arrivé, je suppose que je devrai sauter plus haut.

 

-         Un dernier mot pour conclure ?

 

Oui, une belle phrase que m'avait dit un coach il y a bien longtemps, "the ball moves faster than you", la vélocité d'une passe est supérieure à celle d'un coureur (surtout s'il doit courir en dribblant), c'est tout bête mais ça m'avait ouvert les yeux.
 
 
Interview réalisée par Fred - Janvier 2011

Entretien avec Jacky, entraîneur des benjamines

Entraîneur expérimenté des benjamines du CSP 19, Jacky a accepté de répondre à mes questions. Portrait d’un coach champion de Paris avec son équipe en 2012.

- Quel est ton parcours dans le basket, et comment es-tu arrivé au CSP 19 ?


Il y a maintenant un peu plus de vingt ans, 22 ou 23 je crois, je recherchais un sport collectif pour Cécile, la première de mes filles. Et ce fut le basket à l'USD Charonne, un club du XXe arrondissement à Paris. Aujourd’hui Cécile entraîne, depuis cette année, les poussins et poussines 2 au CSP 19.
Mon parcours est relativement simple, d'abord papa supporter, puis accompagnateur, j’ai fais aussi des tables de marque et finalement Marylin la présidente du club de Charonne (que je salue amicalement au passage) m’a confié les minimes filles.
Mon arrivée au CSP 19 se fit naturellement, la famille s'étant agrandie nous avons emménagé dans le 19e pour un appartement plus grand. Je rejoignis le club quelques mois plus tard.

- Quelle est ta philosophie de jeu, ta vision du basket ?

Comment, en quelques mots, faire passer le "message basket" auprès des jeunes, soit : collectif, courses, défendre, lever la tête, et  le reste viendra après (technique).

- As-tu des modèles dans le basket qui t'inspirent (entraineurs ou joueurs) ?


J'apprécie particulièrement le travail de formation fait au niveau des jeunes à la SCCSM (Charenton).

- On comprend dans ton parcours que tu es un formateur auprès des jeunes avant tout, mais as-tu déjà pensé coacher des équipes seniors ?

Rire... Les garçons ? Non, il y a trop de râleurs. Mais, j'ai une préférence pour le basket féminin, alors pourquoi pas, les cadettes dans un premier temps, avant de coacher la catégorie supérieure. En tout cas, pour l'instant, les benjamines me donnent entière satisfaction.

- Comment vois tu le basket, pour toi, dans quelques années ?

Sur un plan plus large et si l'on regarde les résultats des équipes nationales (médailles d'argent aux derniers JO pour les filles et champions d'Europe 2013 pour les garçons) ainsi que la bonne image véhiculée par leurs leaders respectifs (Céline Dumerc et Tony Parker)  cela ne peut qu'attirer les jeunes vers les parquets. Alors, faisons fructifier...
Sur le plan personnel, si la santé me laisse tranquille je veux bien être encore "ennuyé" par quelques belles saisons de basket avec... les jeunes.

- Une dernière question que tu aurais peut-être aimé que je te pose ?

Oui : y a-t-il un autre sport qui te passionne ? En fait, j'aime tous les sports mais avec une sensibilité particulière pour le rugby (que j'ai pratiqué en corpo dans le Groupe Thomson-CSF) ansi que l'athlétisme avec ses diverses disciplines.
Voilà, Fred. Est-ce que j'ai bien répondu à la question que je me suis posée ? Rire...

- C’est parfait, nous avons enfin levé le voile sur l’un de nos coachs, champion de Paris avec ses benjamines en 2012 !

Propos recueillis par Fred - novembre 2013.

 

Ne l'appelez pas Junior !

Comme l’annonçait Corneille (Pierre, le poète du XVIIe pas le chanteur) « …le talent n’attend pas le nombre des années ». Et Julien, c’est le dépositaire du jeu estampillé « Séniors 3 ». Après une première saison en séniors un peu timide, ce jeune rookie a pris ses marques et mis les bouchées doubles cette année. Une bonne dose de confiance dans sa prise de risque et une gestion réussie dans les changements de rythmes l’ont propulsé sous les feux de la rampe. Très rapide et peu avare d’efforts, sa prédilection va au jeu de transition et à la contre-attaque.
 
Depuis quelques mois, ses stats se sont envolées et de nombreux clubs et agents tournoient autour de lui pour le « drafter » dans leur équipe. Mais Julien garde la tête froide. Hors de question de partir « J’aime cette équipe, il y a une superbe ambiance et une très bonne émulation sur le parquet et en dehors ».
 
Adepte du « jeu intelligent », ne lui parlez pas de NBA. Son truc, c’est l’Euroligue au jeu « plus propre, plus académique » assure t’il. Fenerbahce, Galatasaray, Besiktas, fan officiel !
 
Ambitieux, il veut rester l’an prochain au CSP 19 « avec le même coach et le même effectif, on va monter ! » assure t’il. Attention, On n’arrête pas une jeunesse dopée à la confiance associée à une grande qualité d’écoute.

Reportage réalisé par Fred.
 

Mister Rebonds

Appelez-le « Rebond, Mister Rebond ». Où qu’il soit sur le parquet, le rebond finit toujours dans ses mains. Sa science du placement innée et ses qualités athlétiques permettent à Kévin d’aller au charbon et de s’imposer sous les panneaux.

Kévin, c’est la discrétion même. On ne l’entend pas sur un terrain et pourtant,  c’est un catalyseur de performances. Toujours au contact, il n’a pas peur d’aller au feu et de se frotter aux « gorilles » dans la raquette. « La défense, ça doit se faire dans le sang et la sueur », dit-il. Jusqu’au bout de lui-même, sans compter ses efforts, on le voit au rebond défensif, donner la balle à l’aile pour le jeu de transition et déjà il est sous le panier adverse pour conclure ou pour prendre le rebond offensif, sa marque de fabrique.

C’est pourtant au football, comme tout le monde, qu’il fera ses premières armes. Il touchera aussi le foot US et le flag (un de ses dérivé), mais il viendra finalement au basket-ball : une passion est née.

Sa conception du jeu ? « J'aime leredoublement de passes comme chez les Boston Celtics ou encore chez le Barça jusqu'à la fin de la possession ». Old school Kévin ? Flex offense approved ! Et quand on lui parle basket, il est intarissable : « Mon modèle restera Kobe Bryant c'est le joueur le plus complet de sa génération mais mes idoles sont Jordan et Ervin Johnson qu'on ne présente plus ».

Ses coéquipiers savent aussi en parler : « Kévin, c’est lui qui organise les rendez-vous entre les joueurs pour partir aux matchs ». Un catalyseur, on l’a dit. D’ailleurs, si on lui demande pourquoi il a choisit de signer au CSP19 cette année, il est catégorique : « J'aime l'ambiance dans cette équipe, je ne joue qu'avec des amis d'enfance en qui j’ai confiance et j'ai un vrai coach qui sait s’adapter aux joueurs et en tirer le meilleur, c'est rare ! ». Son ambition ? Remporter le titre de champion de la division dès l’an prochain. Ni plus, ni moins. Si après tout ça il garde la tête froide, on n’a plus rien à ajouter.Reportage réalisée par Fred.
Reportage réalisé par Fred.
 

The big Three

Entrée interdite dans la raquette ! Sur les parquets, les portiers, ceux sont eux : Michaël, Danijel, et Oleg. Nos trois pivots imposent leur loi dans la peinture.
 
Mike, il est né au club, ici, c’est chez lui. Alors sur le terrain, pas question de laisser entrer qui que ce soit près de nos paniers. Sa taille ne lui pose pas de problèmes, en attaque, il sait enrouler les grands pour les enfumer dans leurs baskets et marquer du gauche : Left hand expert approved.
 
Danijel et Oleg, eux, font leur baptême du feu au CSP 19, leur tout premier club. Labellisés « Play ground », ils ont été draftés en septembre 2010 sur les conseils avisés d’un agent. Ils se sont immédiatement intégrés au groupe avec générosité et bonne humeur. Tout proche des deux mètres nos deux gaillards toisent leurs adversaires sans condescendance mais avec la ferme intention de remporter le match. Leur soif d’apprendre et leur amour du jeu les ont très vite catapultés piliers dans la raquette.
 
Danijel, c’est le kiné, il connait tous les points sensibles des adversaires : avec un seul doigt il peut te paralyser comme il veut et au contact, il donne les derniers maux avant de prendre tous les rebonds.
 
Le parcours « street player » d’Oleg est plus atypique. « j’ai toujours joué à l’aile malgré ma taille : je jouais contre mon frère qui est deux fois comme moi niveau gabarit, du coup j’ai fait mes débuts de pivot au CSP 19 ». Persuadé d’être « un peu juste » pour jouer en club, il a su prendre confiance pour s’imposer sous les panneaux.
 
L’envie de progresser et la soif de victoires du groupe caractérise le jeu des séniors 3 cette saison. Alors the big three, c’est aussi toute une équipe.

Reportage réalisé par Fred.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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