CSP 19 BASKETBALL
 
 
 
 
 
 

Supporter ou insupportable !

La fédération française de basketball a lancé une campagne de lutte contre les incivilités dans le sport en général et dans le basketball particulièrement. Que ce soit sur le parquet ou dans les tribunes, le comportement nous concerne tous.

Etes-vous un supporter irréprochable ? Faites le test :

En cliquant sur les affiches, vous pourrez répondre aux questions du test.
Le lien sous les affiches vous donnera les résultats et votre comportement :o)

Enjoy !
 
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Le lexique du basketteur par Fred

On ne dit pas : « Le coach c`est une truffe, il ne comprend rien au basket ! »

Il est très maladroit d`employer ce genre d`expression. Il s`agit manifestement d`une divergence de point de vue liée à une incompréhension intergénérationnelle. L`entraîneur est souvent plus âgé (sans être gâteux) que les joueurs. Il est par définition plus mature, il possède une expérience plus vaste et un esprit critique et d`analyse plus pertinent que les générations plus jeunes. En plus, l`entraîneur est riche, il a une situation professionnelle et sociale enviable, il est un notable respectable et respectueux et par voie de conséquence mérite toute l`attention et l`émerveillement des joueurs, ses disciples. On préfèrera donc dire : « Je ne maîtrise pas tous les tenants et aboutissants du discours du coach, je dois continuer de travailler pour mieux appréhender les conseils qu`il me prodigue ».

On ne dit pas : « Aux c....... l`arbitre ! »

De même que l`entraîneur, l`arbitre est un homme des plus respectable. Non l`arbitre n`a pas de problèmes gastriques particuliers. Sinon, il ne serait pas sur un parquet mais précisément aux gogues ! Donc s`il arbitre, c`est pour éclairer de sa bienveillante sagesse le jeu de mains que nous pratiquons. On dira plutôt : « Monsieur l`arbitre s`il vous plait, je vous saurai gré de bien vouloir combler mon ignorance et m`enseigner le point du règlement qui réprime la faute dont vous venez à propos de me sanctionner ».

On ne dit pas : « Wouah, je kiffe grave les nouvelles pom pom girls ! »

Là encore, il est très maladroit de se répandre en de tels propos. Particulièrement si vous n`êtes pas célibataire, un tel discours vous attirera les foudres de votre belle Dulcinée. Célibataires ne vous gargarisez pas, un flux trop important de testostérone et d`adrénaline est nocif à l`épanouissement de votre dribble : gare à la tendinite du poignet ! Le un contre cinq est toujours très ennuyeux tant dans le basket que dans la vie intime. On préfèrera donc s`exclamer : « J`aime beaucoup les interludes musicaux qui entrecoupent les arrêts de jeu ».

On ne dit pas : « On a perdu de trente points mais je m`en fiche je suis meilleur marqueur de mon équipe avec 41 points ! »

Bouleversant d`égoïsme, cette remarque renvoi à la première citation relative au coach. Ce joueur, que l`on devine égaré sur les chemins de la Playstation et du street ball est un dribbleur compulsif. Il devra faire preuve de plus d`humilité et se soumettre à un entrainement intensif de passe à dix. La tendinite du poignet peut-être un bon remède pour stopper l`hémorragie de dribbles. On dira donc plutôt : « Le manque de compétitivité de mes coéquipiers n`a malheureusement pas pu être compensé par ma relative adresse sous le panier. Je suis profondément attristé par cette défaite et j`ai hâte de reprendre l`entrainement pour perfectionner notre jeu collectif ».

On ne dit pas : « Les filles c`est nul au Basket, elles font des air-ball sur double pas, elles hurlent à la mort dès qu`on les touche, elles pleurent tout le temps, elles se mettent des gifles et le score on dirait du Hand ball, y a jamais plus de trente points marqués ».

Attention, toute vérité n`est pas bonne à dire et s`il est admis que le féminin de Macho est Ma Chose, on préfèrera toutefois se contenir par : « Le Basket féminin apporte à ce sport une grâce et une légèreté incomparables très rafraichissantes ». Et consolez vous en vous disant qu`un échange de maillots à la fin du match entre joueuses est toujours envisageable.

On ne dit pas : « Le coach, il est rincé, à son âge, il avance plus, faut qu`il arrête de jouer au basket, sa place est à l`hospice ! »

Tatatata, vous vous reporterez encore une fois à la première citation. N`oubliez pas que l`entraîneur si il court certes moins vite, connait de par son expérience les raccourcis dans la raquette. Qui plus est, par son statut de vétéran, vous devez à votre entraineur respect, obéissance et soumission. Gardez à l`esprit que si votre entraîneur n`a plus droit de vie ou de mort sur ces joueurs depuis les lois Badinter de 1981, il est encore habilité à pratiquer la torture tant physique que psychologique. Il est donc conseillé de dire : « L`entraineur apporte sur le parquet une maîtrise du jeu dans les changements de rythme qui nous permet de nous mettre en place sans précipitations ».

On ne dit pas : « Coach, je suis courbaturé de partout, il faut que je tire ma crampe ! »

Non, non et non ! S`il est parfaitement légitime d`être courbaturé après un entraînement intensif et de ressentir des crampes musculaires, un étirement en règle dirigé par votre entraîneur, parfaitement qualifié au demeurant, ainsi qu`une hydratation abondante avec de l`eau suffira à soulager vos douleurs dues à une accumulation d`acide lactique. Un décrassage de vingt minutes après l`effort peut également être salvateur. Mais vous ne pouvez décemment pas vous répandre dans de telles fautes de français. Et n`imaginez surtout pas que de belles masseuses vont venir satisfaire vos caprices libidineux ! Vous êtes prévenu.

On ne dit pas : « Coach, en tombant je crois que je me suis fait une luxure du poignet ! »

Incorrigible ! Quels que soient vos orientations sexuelles, hétéro, homo, zoophile, votre entraineur ne peut absolument pas vous aider pour votre penchant luxurieux. Passez votre chemin ! Donc après avoir révisé vos cours de français, vous exprimerez votre douleur par : «  Monsieur l’entraîneur diplômé d’Etat, je vous prie d’avoir l’amabilité de bien vouloir consulter mon poignet souffreteux, qui je le crains, dans ma chute a subit une douloureuse luxation ».

 

Hygiène alimentaire du sportif par Fred

Mangez de tout sans excès. C’est le b.a.-ba.

Chez le sportif, la consommation énergétique du muscle est particulièrement importante. Le sportif, même bien entrainé a besoin d’énergie. Cette énergie il va la trouver dans son alimentation. Il existe cinq grandes familles :

1- Les lipides : les filles n’aiment pas, ça fait grossir. Ce sont les graisses et on en trouve presque partout dans les trucs super bons (beurre, huile, beignets, croissants, pâtisseries…).

2 – Les glucides : les garçons adorent, c’est le sucre. On distingue les sucres rapides (bonbons, chocolats et toute une tannée de saloperies du même acabit) des sucres lents (ils ne sont pas lents parce qu’ils vous font aller moins vite mais parce que l’organisme les assimilent plus lentement. Du coup, vous êtes fort plus longtemps). Ce sont les pâtes, le riz et les patates qui calent bien l’estomac. On les appelle aussi féculents, ça fait péter, mais c’est pour la bonne cause. A consommer au moins six heures avant l’effort, sinon ça sert à rien, je rappelle que ce sont des sucres lents pour ceux qui ne suivent pas.

3 – Les protéines : Indispensables ! Le saint des saint, le kérosène, l’énergie du muscle. On en trouve dans les viandes (de préférence blanches comme le poulet ou le veau), les œufs, le poisson (ça rend intelligent, n’oubliez pas) et les produits laitiers (riches en calcium, ils participent à la contraction musculaire). Les protéines ne font pas grossir : c’est la sauce (que de lipides) qui accompagne vos viandes qui vient se loger dans le bide, entre le muscle et la peau.

4 – Les sels minéraux : Calcium, fer, magnésium, sodium, phosphore, potassium, souffre. Substances provenant de roches, elles entrent dans la composition des organismes et sont présents dans l'alimentation animale et végétale. Les sels minéraux, comme les vitamines, sont indispensables à la vie. Ils représentent 4% du poids du corps. Certains d'entre eux doivent être apportés chaque jour en quantité importante. On en trouve dans les laitages (calcium), le sel (sodium), les fruits secs et les jaunes d’œuf (potassium, magnésium), le foie et les lentilles (fer) ou le chocolat (magnésium).

5 – Les vitamines : C’est comme l’alphabet, ça se décline de A à K (par contre F et G n’existent pas ! ne me demandez pas pourquoi). Indispensables, elles interviennent dans de nombreuses réactions biochimiques et biologiques, aident à lutter contre des infections en renforçant l’organisme (vitamines A), interviennent dans la maturation de certaines cellules et certains tissus (vitamines A et D). Elles permettent aussi la réparation de tissus abîmés, préviennent le vieillissement prématuré et l’apparition de certaines maladies… Mille bonnes raisons de ne pas laisser s’installer une carence ! On les trouve surtout dans les fruits, les œufs, le poisson. A consommer sans modération.

Maintenant, la question qui se pose, c’est comment associer tout ça dans une seule assiette pour être compétitif sans être gros ou affamé ! D’abord, pour cuisiner, si tu sais pas, tu demandes à ta maman. Si elle sait pas, tu vas te pendre.

Dans la vie du sportif, il y a trois moments clés : avant la compétition (manger des sucres lents à mort), pendant la compétition (sucres rapides et eau plate à volonté), après la compétition (boire de l’eau surtout).

1 – Avant la compétition :
C’est la préparation physique et tactique ! Le kiffe des coachs, le cauchemar des joueurs et joueuses. Indispensable à une bonne performance, cette phase doit irrémédiablement être accompagnée outre d’un repos suffisant, d’une alimentation saine et adaptée. Le sportif, jeune ou moins jeune, privilégiera des aliments riches en protéines et en sucres lents. On aura par exemple, une viande grillée au choix (bœuf, volaille, veau) accompagnée de succulentes pâtes cuites à l’eau, de fabuleuses patates vapeurs, ou d’un extraordinaire riz nature. Autorisez-vous du beurre dans les féculents pour compléter votre apport en acides gras. Surtout, mettez de l’eau dans votre verre. Pas de vin, c’est inutile. Terminez votre repas par un laitage et des fruits. Pas de charcuteries, cela entretien les tendinites. Vous êtes autorisé à alterner les féculents avec lentilles et haricots verts pour un apport en fer et en fibres.

2 – Pendant la compétition
Votre coach a inscrit l’équipe à un tournoi sur un week-end complet ? On parlera alors de collation et pas de repas. Vous aurez surtout besoin d’eau sucrée ou citronnée (riche en sels minéraux vite assimilés par l’organisme) et de sucres rapides tels que des barres de céréales ou chocolatées, des gâteaux secs et toutes les cochonneries dont vous raffolez (bannissez les chips !). Mais attention pas d’excès non plus ! Sinon gare à l’indigestion : le vomi tache le parquet. Il est recommandé aussi afin d’éviter une déshydratation pendant le match de boire environ un litre d’eau dans l’heure et demi qui précède l’effort : perdre 1 % de son poids de corps en eau durant l’effort entraîne une perte d’efficacité musculaire de 10 %. Pour les remplaçants qui ne joueront que 2 minutes, pensez à emporter une bouteille vide pour uriner dedans au besoin ce que vous n’avez pas eu le temps de suer sur le parquet.

3 – Après la compétition
Il s’agira essentiellement de réhydrater le corps qui peut perdre jusqu’à trois kilos de flotte par sudation durant le match. Rassurez-vous une bonne hydratation remet tout en place. Hydrater votre corps en eau aidera celui-ci à éliminer les toxines et déchets accumulés dans votre organisme pendant l’effort, principalement sous la forme d’acide lactique (acide utilisé par les muscles pour leur activité). Pour les remplaçants, ce sera plutôt l’élimination du litre d’eau qui les occupera, au coin « Gentlemen & Ladies only ». Pas de bière, s’il vous plait ! Même si les propriétés diurétiques et calorifiques du houblon sont avérées, il produit des toxines néfastes à la performance athlétique : vous détruisez vos globules rouges, pensez-y !

Et enfin, n’oubliez pas de vous brosser les dents ! Une seule carie et c’est la porte ouverte à toutes les infections : les bactéries de la carie passent dans le sang et polluent votre bonne santé.

Sportez-vous bien !



La tenue règlementaire du basketteur

Dans tout sport, il y a un équipement minimum à respecter. Que ce soit pour se protéger  ou pour être à son aise. Le Basket-ball ne fait pas exception. Voici la liste exhaustive de la tenue règlementaire du basketteur, quelque soit votre âge (enfant, ado, jeune, vétéran) votre sexe (homme, femme, hermaphrodite) ou votre niveau de jeu (pro, amateur, loisir, téléspectateur buveur de bière) :

1 – Une bonne paire de baskets
Des baskets adaptées à la pratique de ce sport sont nécessaires. Le basket-ball sollicite les articulations de la cheville par ses changements d’appuis constants. Investissez dans une bonne paire de baskets qui maintiendront vos chevilles dans un écrin de douceur. Une bonne paire de basket amortira vos réceptions après chaque saut pour capter un rebond. C’est très important pour protéger votre dos, surtout chez les jeunes. Les chaussures de sport basses sont à bannir : vous récolterez au mieux une grosse entorse, au pire une fracture. Alors adieu Converses, espadrilles, tong, et sans acheter des « Air Nike Jordan » dédicacées à 600 euros pièces, vous trouverez chaussure à votre pied à tous les prix.  Et surtout n’oubliez pas les chaussettes : pieds nus dans une paire de basket, même des « Air Nike Jordan », vous suffoqueriez le vestiaire en moins d’une minute.

2 – Un short, un T-shirt ou un maillot
Depuis l’antiquité et les premiers jeux Olympiques, le sport ne se pratique plus entièrement nu. Y compris le sport féminin, ne rêvez pas. Optez donc pour un short à votre taille. Evitez de le porter à la mode taille basse, vous vous prendriez les genoux dans la couture de l’entrejambe : ridicule. Pas de pantalons non plus, trop chauds et inadaptés. Enfilez donc un T-shirt ou un maillot de corps. Bannissez la tenue intégrale Chicago Bulls floquée du numéro 23. Même si vous êtes doué, c’est un peu ringard. Et si vous débutez, je ne vous explique même pas la honte…

3 – Le soutif pour les filles, un slibard pour les garçons
Mesdames, Mesdemoiselles, à partir de l’adolescence, la loi des hormones fait que la poitrine doit être impérativement soutenue afin de vous éviter douleurs et déconvenues. Il existe des soutiens-gorges spécifiquement conçus pour la pratique du sport et c’est important pour préserver votre poitrine. Vous ne voudriez tout de même pas vous retrouver à quarante ans en fin de carrière avec des seins devant les genoux ! Fi donc des wonderbras, dentelles, et autres accessoires sexy. Soyez efficaces et confortables dans vos sous-vêtements. Messieurs, un bon slip vaut mieux qu’un caleçon. Comme le dit le dicton : baloches à l’air à 20 ans, baloches par terre à 40 ans. Pensez-y.

4 – La couleur de peau
Non, vous n’êtes pas obligé d’avoir une peau noire pour jouer au basket, même bien. Inutile de faire des séances d’UV  à outrance, le cancer vous guette suffisamment comme ça. Pas de cirage non plus, ça tache le parquet et vous en mettriez plein les douches. Si vous êtes blanc, vous ne serez pas moins ridicule qu’un autre sur les parquets. Oui il y a aussi des joueurs blancs qui pratiquent un très bon basket : en cherchant dans les archives, vous trouverez un certain Larry Bird, légende vivante des Celtics dans les années 80 et qui fut élu à deux reprises meilleur joueur de la NBA. Votre seul handicap en votre qualité de blanc sera que vous deviendrez rouge quand vous serez fatigué et à bout de souffle. Vous donnerez là une indication précieuse à votre adversaire quand à votre état de forme. Et oui, le blanc ça tache. Et puis au pire, dites vous ferez partie des effectifs grâce à la discrimination positive.

5 – Les bijoux et les bagues
Il faut l’admettre, au basket on se pète les doigts régulièrement : entorses, fractures, arrachements des ligaments et/ou osseux, luxations. Alors surtout, pas de bagues ! Elles aggravent les blessures en enserrant dans un écrin en or (ou argent ou acier si vous êtes pauvre) votre doigt gonflé, boursouflé.  Vous perdriez votre doigt et votre bague qu’il faudra couper. De toute façon, les arbitres ne vous laisseront jamais jouer avec des bijoux. Colliers, bracelets, bagues sont donc à proscrire. Messieurs, ne paniquez pas, les bijoux de famille sont tolérés.

6 –Les tatouages
Ils ne sont absolument pas obligatoires, bien sûr. N’allez pas chez le tatoueur du coin pour vous faire piquer avant de signer votre première licence. En plus, la plupart des tatouages sont des signes tribaux ou des idéogrammes chinois que personne ne comprend. En conclusion, ne soyez pas « Has been », restez la peau immaculée.

7 – Manches, brassières, gants, moufles
Les gymnases sont chauffés et à l’abri des intempéries. Vous n’aurez donc pas besoin de ces artifices qui ne masqueront pas vos défauts, et n’amélioreront en rien vos performances.

8 – Bandanas, bandeaux éponges
Si vous avez une sudation abondante, un bandeau éponge autour de la tête sera opportun pour vous éviter la sueur salée dans les yeux : ça pique et vous n’y verrez plus très clair. Ce serait dommage de nous priver de votre coup d’œil au shoot du buzzer. Les bandanas quand à eux, sont purement esthétiques et doivent subir le même sort que les bijoux.

9 – Lunettes de vue, de soleil, lentilles
Si vous portez des lunettes dans la vie et que votre vision à nue ne vous permet pas d’évoluer à votre aise, sachez que votre opticien saura vous concocter des lunettes adaptées au sport si vous ne supportez pas les lentilles. Oubliez les lunettes de soleil. Encore une fois, les gymnases sont abrités et les projecteurs ne nécessitent pas d’équipements oculaires spécifiques. Allez frimer dehors !

10 – Une serviette de toilette et du savon
Restez propre ! La douche est indispensable pour conserver une bonne hygiène, éviter des maladies de peau tels que les mycoses ou l’eczéma, sans parler des odeurs corporelles après l’effort. Les vestiaires sont parfaitement équipés pour accueillir une équipe entière après un entraînement ou un match. Ils sont chauffés l’hiver et l’eau y est chaude. C’est un lieu de culte sacré, où l’on se retrouve tous ensembles pour décompresser, débriefer, délirer de batailles de serviettes en concours de virilité. N’espérez toutefois pas y rencontrer des masseuses tentatrices ou des pom pom girls égarées. On n’a jamais vu non plus de Chippendales. Mais que ça ne vous prive pas d’une bonne douche délassante, si vous ne le faites par pour vous, faites le pour les autres. Garçons et filles ne sont pas mélangés, à chacun son vestiaire, alors pas de honte, tous à poil !

11 – Un protège dents
Très rares au basket, les contacts peuvent toutefois surprendre au détour de la raquette. La rencontre  fortuite d’un coude redescendant d’un rebond et d’une mâchoire béate n’est pas à exclure. Si vous vous êtes fragile du menton, optez alors pour un protège-dent, en vente dans tous les magasins de sport pour une somme modique. Cela évitera le déchaussement des dents, mais ne vous empêchera pas de saigner. Vous aurez alors le droit de pleurer en ouvrant grand la bouche sur votre splendide dentition intacte : la gloire du blessé. Petits veinards.

12 – Le ballon
Inutile d’amener le votre, le club a tout ce qu’il faut. Excepté pendant les entraînements où vous apprendrez à vous familiariser avec ce gros ballon orange, il y en a en général un seul pour dix joueurs. Ce qui implique que lorsque le ballon est entre les mains d’un joueur qui porte un maillot d’une couleur différente du votre, vous devez tout faire pour le récupérer, dans la limite des lois du basket. Et lorsque que le joueur en possession du ballon a le même maillot que vous, votre rôle consiste à vous démarquer pour lui proposer une solution de jeu. Cas particulier : lorsque c’est vous qui avez la balle, vous devez faire une passe. Je répète lentement, une PASSE. Retenez bien ce mot, c’est l’un des plus important au basket et d’une manière générale, dans tous les sports collectifs. Imprégnez vous de ce mot, vous l’entendrez souvent être hurlé depuis le banc de touche par un gros monsieur âgé : l’entraîneur : « FAIT DES PASSES, bon sang de foutrebleu de saperlipopette de croqueur ! »

13 – Les ongles des mains et les cheveux
Si vous êtes un garçon, c’est facile, ongles coupés courts et cheveux raz. Les ongles parce que vous risquez de griffer un joueur ou pire, de vous retourner un ongle. Demandez à la Gestapo, c’est très douloureux. Les cheveux courts parce que c’est la mode et après tout vous le valez bien. Si vous êtes une fille…toutes nos condoléances, mais il va falloir abandonner les faux ongles asiatiques longs de plusieurs centimètres pour les mêmes raisons que les garçons. Pour les cheveux, on ne vous demandera pas de les couper. Tout de même, nous ne sommes pas des sauvages. Par contre, nouez-les en chignon si vous les portez longs. Chez les filles, vous le savez mieux que nous, on se tire les cheveux, et la raquette s’y prête parfaitement.

Sportez-vous bien.
Fred.
 

Le basket féminin

Comment pouvez-vous dire que le basket féminin n’a pas sa place au Panthéon de ce sport ? Comment osez vous affirmer que les filles au basket ne savent pas dribbler, accumulent « les air-balls » sur double pas, s’envoient des gifles dans la raquette et pleurent tout le temps ? Comment pouvez-vous déclarer que les scores de basket féminin ne dépassent pas ceux du hand-ball ? Vous n’allez jamais voir leurs matchs !

J’ai couru le risque, j’y suis allé. I did it, crazy of me ! Et j’en suis revenue sain de corps et d’esprit. Croyez-moi. Je suis une légende ? Pas tout à fait. Le spectacle offert ce jour là était tel que vous me l’avez décrit à quelques détails près. Les filles sont des ladies sur le parquet. Pas de boite à gifles ni de coups bas. Quelques maladresses sous le panier mais rien qui ne se supportât point. Du jeu et du spectacle agréables à regarder alors ? Pour le jeu, la tactique est au point. Peu de dribbles et du mouvement. Mais pour le spectacle, on est loin du Lido. Elles sont très mignonnes, mais...

Une chose m’a frappé la rétine. Mesdames, mesdemoiselles, qu’est-ce que c’est que ces shorts ! Ils sont beaucoup trop longs ! C’est une aberration : un pantalon pour des joueuses de moins d’1m60, elles se prennent les pieds dans le short. C’est contre productif. Vous vous plaignez que personne ne vient vous voir en match, inspirez-vous de vos consœurs volleyeuses (surtout les beach-volleyeuses), habillées près du corps dans de sémillantes tenues moulantes. Très à l’aise, elles assurent de très belles performances sous le filet pour le plaisir des spectateurs ébahis. Vous remplirez les salles de Messieurs attentifs à vos exploits. Les arbitres n’auront d’yeux que pour vos jambes et vous pourrez gifler en toute impunité dans la peinture. Quand on a de si jolies cuisses, on les montre, et puis c’est tout. De vos shorts et maillots, Mesdames, Mesdemoiselles, dépendent l’avenir de la libido des hommes et par extrapolation, l’avenir de l’Humanité !

Pensez-y soyez ambitieuses.
Sportez-vous bien.

Fred

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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